Les Raiders de Splatoon
Ce que nous aimons
- 🟢 Le gameplay de ce jeu de tir et de pillage garantit une expérience extrêmement addictive
- 🟢 Système de progression et de personnalisation RPG bien structuré.
- 🟢 Techniquement solide...
Ce que nous n'aimons pas
- 🔴 ...mais l'histoire et les cartes du jeu semblent très basiques, voire bâclées comparées aux combats à l'arme à feu.
- 🔴 L'aspect artistique ne semble pas aussi " briller " que dans les chapitres précédents, peut-être en raison du choix de la palette de couleurs.
- 🔴 Au bout de 4 à 5 heures, cela devient très répétitif.
Les Raiders de Splatoon Ce nouveau titre exclusif à la Nintendo Switch 2 ambitionne d'égaler la qualité de Yoshi et de proposer la formule captivante qui a immédiatement séduit les premiers opus de ce jeu de tir né sur Wii U. Avec ce spin-off, Nintendo fusionne clairement les univers Inkling et Octaling, proposant un gameplay non seulement multijoueur, mais aussi solo, grâce à un système de jeu addictif. Fini donc les arènes compétitives à défigurer aux couleurs de votre équipe ; place aux îles à explorer et aux hordes de Salmonoïdes à vaincre, s'inspirant d'un genre désormais bien établi par des titres concurrents, notamment Borderlands (ou Destiny de Bungie, aujourd'hui abandonné).

Le résultat est un spin-off qui parvient, de façon surprenante, à démontrer deux choses apparemment contradictoires. D'une part, que la série peut facilement s'étendre à des expériences solo. D'autre part, qu'un titre multijoueur peut générer des idées intéressantes (et nombreuses), mais que, sous certains aspects, certaines sont meilleures que d'autres, tandis que d'autres sont moins réussies… mais procédons par ordre d'importance.
Un jeu de tir et de pillage sur le thème de l'encre
Conformément à la tradition des productions de la maison de Kyoto, il n'y a pas de pièce de théâtre. Les Raiders de Splatoon Pour son scénario, le Trio Triglio bénéficie d'une excellente caractérisation, tant au niveau de la personnalité que des mouvements uniques, mais sa présence à l'écran manque de répliques mémorables et d'une intrigue structurée. Dans la peau du Machiniste, un nouveau protagoniste hautement personnalisable, vous vous lancerez dans une campagne principale d'une durée de 6 à 8 heures. La véritable force du jeu réside moins dans la longueur de son histoire que dans son gameplay répétitif mais terriblement addictif, capable de captiver joueurs et scénaristes pendant des heures… d'île en île.

La principale nouveauté réside dans l'introduction d'éléments de jeu de rôle.Après une première sélection de l'archétype, la personnalisation du système d'attaque consiste à choisir l'un des trois chars disponibles : le char rapide, axé sur la mobilité ; le char puissant, privilégiant l'impact frontal et les dégâts à courte portée ; et le char tactique, qui permet le déploiement de tourelles automatisées pour gérer le combat à distance. Cette flexibilité offre à chaque joueur les outils adaptés pour relever les différents défis et accomplir les missions de la campagne.
Mode solo de Splatoon : armes, gadgets et un système de progression de premier ordre… mais cela suffira-t-il ?
L'intégration d'équipements mécaniques et d'un arsenal varié élargit les options tactiques par rapport aux opus principaux. Toutes les catégories d'armes historiques de la série sont de retour, des Dualies aux fusils classiques, avec toutefois un aspect visuel qui réutilise certains éléments. La maniabilité hérite de l'excellente réactivité de Splatoon 3, On retrouve ainsi la visée gyroscopique optionnelle, la régénération des munitions en nageant dans l'encre et une grande mobilité verticale. En résumé, les commandes de base restent fidèles à ce que nous avons déjà vu et aucun changement radical n'est à signaler, hormis les capacités spécifiques du Trio Triglio, indispensables au joueur lors des missions.

La progression des personnages est bien équilibrée et encourage constamment l'avancement. Améliorer continuellement ses armes et nettoyer les îles infestées de Salmonoïdes procure une satisfaction immédiate, permettant une gestion agile de l'inventaire sans se perdre dans des menus complexes. Pour rythmer les combats, on retrouve les techniques uniques du Trio Triglio : la Morsure de Requin de Pinnuccia, la Pluie de Murènes de Morena et la présence impressionnante de Mantaleo, sans aucun doute le personnage le plus efficace du groupe. Un point fort : la gestion des défaites, qui préserve l'expérience acquise à chaque tentative, évitant ainsi toute frustration inutile et offrant, de ce fait, une récompense pour faire progresser son personnage.

Les trois niveaux de difficulté, sélectionnables dès le départ : Touriste, Pilleur et Survie, offrent une courbe de difficulté bien équilibrée qui stimule le joueur sans jamais être punitive. Après un bref tutoriel initial, le jeu plonge immédiatement le joueur dans l'action, alternant des missions rapides de deux ou trois minutes avec des niveaux plus longs d'une dizaine de minutes, parfaits pour optimiser le butin. Visuellement et en termes de performances, Les Raiders de Splatoon La netteté générale est surprenante. Bien que les combats sombrent parfois dans un chaos chromatique, le jeu conserve une lisibilité impeccable grâce à une excellente signalisation visuelle des menaces. Côté matériel, le moteur graphique garantit une fluidité à 60 images par seconde, aussi bien sur téléviseur que sur ordinateur. Nintendo Switch 2. Des centaines de salmonidés et d'éclaboussures d'encre peuvent envahir l'écran simultanément sans provoquer de saccades ni de pertes de fluidité. En fait, c'est dans ce mode que Splatoon Raiders donne le meilleur de lui-même, selon nous ; le gameplay et la construction des missions sont donc axés sur une expérience dans ce mode plutôt que sur une expérience à domicile.. Bien que principalement axé sur le jeu solo, le titre propose un mode coopératif en ligne et local sans fil. Demander de l'aide pour un raid permet aux participants de gagner des matériaux supplémentaires et des bonus exclusifs, garantissant ainsi des sessions fluides et sans interruption de réseau. Nous avons pu le tester à différents moments et avons été impressionnés par la qualité de la connexion : l'expérience multijoueur était parfaitement fluide. Cette orientation vers le JcE plutôt que le JcJ est un atout indéniable, distinguant clairement ce spin-off des trois premiers opus.

Le charme artistique du jeu réside dans ses teintes ternes. La plupart des environnements arborent des tons moins colorés que les niveaux, les cartes et le style des jeux principaux, ce qui confère une ambiance grise quelque peu étrangère à l'univers de Splatoon. L'effet d'encre brillante est toujours présent, créant un contraste agréable, mais insuffisant pour masquer une esthétique presque fade. Cependant, nous aimons à penser que la palette de couleurs a été délibérément choisie pour caractériser les Îles Spirhalite et distinguer l'univers des jeux principaux de cette nouvelle aventure, principalement solo. Bien sûr, si cette direction artistique avait été soutenue par des niveaux un peu plus élaborés, nous aurions pu passer outre ce défaut. Malgré un gameplay simple mais efficace, la conception des niveaux semble moins travaillée que celle des autres jeux. En bref, nous attendions peut-être un peu plus de Nintendo. En effet, on a l'impression d'avoir entre les mains un jeu dont la conception des cartes et des niveaux paraît moins aboutie que la récente extension de Splatoon 3. la Tour de l'Ordre, sorti en 2024 en tant que contenu additionnel, qui semble avoir été réalisé avec plus de soin.
Les Raiders de Splatoon Ce jeu ne cherche pas à révolutionner le genre comme le premier opus sur Wii U, mais se concentre entièrement sur l'efficacité et la solidité de sa formule. Sa structure fragmentée, son gameplay fluide à 60 images par seconde et ses missions rythmées en font un titre idéal, notamment pour le jeu portable. Malgré ses limites narratives et un design environnemental qui, à notre avis, n'atteint pas le potentiel habituel des titres de la firme de Kyoto, Splatoon Raiders reste un spin-off plus que réussi. Il sera intéressant de voir si des extensions ou des améliorations viendront étoffer l'intrigue ou introduire de nouveaux niveaux avec des cartes inédites pour diversifier les territoires de l'île. On peut affirmer sans hésiter que, globalement, Nintendo pourrait, avec les ajustements nécessaires, avoir trouvé son Borderlands. À notre avis, tous les ingrédients sont réunis pour un excellent jeu de tir et de butin. D'ailleurs, son prix de lancement est clairement un atout, comparé à la moyenne des autres exclusivités (entre 49,90 francs sur l'eShop et 55 francs maximum en ligne pour la version physique). En bref, les affaires à suivre...
