Dragon Quest VIII : Le Voyage du Roi Maudit

Dragon Quest VIII : Le Voyage du Roi Maudit

5.25

Ce que nous aimons

  • 🟢 Intrigue profonde et bien ficelée
  • Un classico del genere JRPG
  • 🟢 Particulier et bien adapté pour le second écran

Ce que nous n'aimons pas

  • 🔴 Bien optimisé mais avec quelques limites
  • Effet 3D absent

Dragon Quest VIII est sans aucun doute l'un des chapitres les plus appréciés de la célèbre série Square Enix. Sorti initialement sur PlayStation 2 il y a plus de 10 ans, le huitième chapitre a conquis le cœur de nombreux joueurs de cette génération. Square Enix propose un remake développé et distribué initialement pour Android et iOs, puis plus tard pour Nintendo 3DS. Sorti au Japon il y a deux ans, ce n'est que cette année qu'il a été localisé pour l'Occident, quelques mois avant la sortie du septième chapitre.

Après les aventures d'exploration des îles dans Dragon Quest VII : La Quête des Héroïdes, Dragon Quest VIII ne raconte plus de voyages dans le temps mais une histoire inédite d'un jeune groupe d'aventuriers à la recherche d'un maléfique bouffon. Dhoulmagus est un puissant mage qui a transformé le roi Trode en monstre et sa fille, la princesse Medea, respectivement en cheval, sans aucune pitié. De là le nom de “ L’Odissea del Re Maledetto ”, qui narre de la chasse menée par la cour ambulante du Roi Trode, tirée par le cheval Medea, du malfaiteur qui lança la malédiction. Avec eux se trouve le protagoniste, un soldat survivant au sortilège qui afflige tout le royaume du Roi Trode et Yangus, un ancien voleur au cœur tendre qui désire se racheter de ses petits vols. Pendant le voyage, Jessica, une magicienne aristocratique et Angelo, un jeune templier Don Giovanni, les rejoignent, tous deux poussés par le désir de vengeance pour la perte de leurs proches aux mains de Dhoulmagus. Le début de l'aventure est très direct et l'on connaît à peine les circonstances de la malédiction qui afflige le Roi Trode et sa fille. Au fur et à mesure de l'aventure, de nombreux arrière-plans sont découverts, racontés sous forme de flashbacks, sur les personnages du groupe excentrique. La qualité narrative était déjà au plus haut niveau dans la version Playstation 2, ce qui n'a pas changé dans le remake pour Nintendo 3DS. En fait, certaines cinématiques ont été ajoutées avec une approfondissement dédié à certains personnages du casting secondaire, y compris plusieurs modifications pour certaines questions marginales (sous forme de quêtes secondaires). Nous citons en effet le nouveau mode caméra qui permet de prendre des captures d'écran pendant l'exploration du monde de jeu. Fonctionnalité rendue accessible par Cameron, personnage secondaire situé à Porto Prospero, qui demandera à l'utilisateur de prendre des photos spécifiques pour ensuite les lui montrer plus tard. Ou la traditionnelle recherche des minimédallions, désormais une marque de fabrique de la franchise Dragon Quest.

Les nouveautés résident également dans d'autres domaines qui, grâce au gimmick du second écran, donnent vie à de nouvelles fonctions pratiques. Citons par exemple la carte toujours présente sur le second écran ou l'affichage des caractéristiques du groupe pendant les combats. Ces derniers, qui sont restés inchangés, c'est-à-dire au tour par tour comme dans les JRPG classiques, bénéficient également de nouvelles options comme le doublement de la vitesse des animations (passant de 30 à 60 images par seconde). Comme mentionné précédemment, le système de combat n'est pas différent des Dragon Quest classiques, et le système de points qui remplace les classes traditionnelles a également été conservé. Chaque personnage du groupe peut répartir des points en se spécialisant dans certaines armes, qui peuvent également être échangées au cours du combat pour un changement rapide des techniques ou sorts appris dans une discipline spécifique.

En bref, Dragon Quest VII: La Quête des Héroes Oubliés est une œuvre classique à tous égards. La bande-son est celle de toujours, d'une grande qualité mais avec des thèmes plus sombres et épiques par moments. En effet, elle s'accorde parfaitement avec le character design et les événements narrés, créant un mélange cohérent dans le monde raconté du huitième chapitre. Sans oublier le célèbre style d'Akira Toriyama, ce dernier est magnifié par la technique du Cell-shading.
Encore plus louable est le travail d'optimisation et de développement effectué par Cygames, délégué par Square Enix, où la qualité visuelle égale les versions mobiles. Rappelons que Dragon Quest VIII : Le Voyage du Roi Maudit était prévu sur des appareils au moins 10 à 15 fois plus puissants que la Nintendo 3DS. Cette dernière se défend cependant très bien en tenant compte de ses seuls 12 GFlops théoriques et du vieil ARM11. Logiquement, il reste quelques limites physiques comme la basse résolution (800 x 240 pixels contre les QHD ou Full HD des appareils mobiles modernes) et le rendu de certaines textures, comme les murs pixellisés dus aux limites matérielles de la console portable de Nintendo. Des détails à peine perceptibles et non présents dans toutes les séquences de jeu, compensés par une fluidité très stable et moins problématique que les versions mobiles, qui souffrent par exemple de la fragmentation d'Android et d'une moindre optimisation de la machine (ou de problèmes de throttling et d'autonomie globale). Bien que la qualité graphique/visuelle soit inférieure par rapport aux smartphones actuels et, parfois, même par rapport à la Playstation 2 en raison de l'absence des bords noirs appliqués aux personnages, la qualité globale de jouabilité est néanmoins meilleure sur Nintendo 3DS. Justement en raison de la présence de commandes physiques, d'une meilleure autonomie et d'un second écran plein d'informations utiles et nécessaires pour l'exploration ou les combats.

La rédaction a été immédiatement impressionnée par ce remake proposé par Square Enix, le travail d'adaptation de Cygames est louable.

Photo de profil
Laisse

Avocat, sportif et joueur. Parmi les diverses passions et activités, celle relative aux jeux vidéo et aux jeux de société divertissants est indémodable.

Fidèle à la marque Nintendo, joueur sur PC et amateur de VR sans fil (Oculus Quest), Pusti est l'un des rédacteurs historiques de Joypad.ch

Articles1258

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire le spam. Découvrez comment vos données de commentaire sont traitées.