Alice VR

Alice VR

3.5

Ce que nous aimons

  • Ce n'est pas seulement de la VR
  • Graphique

Ce que nous n'aimons pas

  • 🔴 Nausée intense en VR
  • 🔴 Énigmes trop faciles
  • Qu'est-ce qu'Alice vient faire là-dedans ?

Il existe de nombreuses versions étranges et bizarres d'Alice au pays des merveilles. L'adaptation animée de Disney, les versions cauchemardesques d'American McGee, d'autres adaptations en prises de vues réelles de Disney... même le roman de Lewis Carroll existe en plusieurs variantes, du moins en ce qui concerne notre langue. Ce que nous n'avions pas encore vu, c'était une adaptation de science-fiction en réalité virtuelle. Il était temps de rattraper le coup !

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Alice dans le Pays des Astronefs

Alice VR de Carbon Studio nous met dans la peau d'une exploratrice spatiale. Notre réveil est brutal : l'IA du vaisseau à bord duquel nous voyageons nous arrache à notre sommeil cryogénique pour nous envoyer sur une planète inhabitée à la recherche de ressources. Le vaisseau spatial est plutôt délabré, les couloirs étroits sont déserts, les lumières d'urgence sont allumées. Des vapeurs et d'étranges fumées tourbillonnent dans l'air. Quelque chose a mal tourné : l'IA nous révèle que le vaisseau est à court de sources d'énergie pour poursuivre notre voyage. La seule chose que nous puissions faire est retrousser nos manches et essayer de réactiver ses systèmes pour ensuite atterrir sur la “planète inhabitée” et trouver ce dont nous avons besoin pour sauver notre peau. Devrons-nous hurler dans l'espace (puisque personne ne nous entend de toute façon) ? Non, car très vite, nous aurons les pieds bien plantés sur la “planète inhabitée” qui, évidemment, n'est pas si inhabitée que ça. Ou l'est-elle ? Et qu'est-ce que c'est que ces requins volants ?

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Grosse bandelette

Alice VR est un jeu, vous l'aurez deviné, conçu pour la réalité virtuelle. Nous avons essayé la version pour HTC Vive bien que le jeu fonctionne aussi bien avec Oculus Rift et OSVR ou sans casque VR (sur un écran normal en somme). Après un début presque horrifique dans l'espace (nous nous attendons à tout moment à un étrange zombie sidéral qui n'arrive pas), le jeu se transforme en un jeu de puzzle exploratoire. Pendant que nous voyageons à la surface de la planète à la recherche de graphène (le carburant du vaisseau spatial), nous rencontrerons des énigmes, des phases hallucinatoires et des clins d'œil à Alice au Pays des Merveilles. Il s'agit plus de la mécanique du “ mangez-moi ” qui nous fait grossir ou rétrécir pour franchir certains points. Et même s'il n'y a pas de lapin blanc à suivre, nous rencontrons d'autres personnages qui nous rappellent ceux d'Alice (un chat du Cheshire robotique et une IA folle en forme de chapelier, pour n'en nommer que quelques-uns). Le jeu est presque plus un simulateur de marche qu'un véritable jeu de puzzle. Souvent, il suffit d'avancer, de rétrécir et de grossir, de tirer quelques leviers et nous sommes prêts pour le niveau suivant. Bref, pendant ces cinq heures qu'il faut pour le terminer, vous ne serez jamais vraiment en difficulté sans savoir comment continuer.

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Confortable ?

Le problème de la réalité virtuelle est l'effet nauséeux. Alice VR ne tient pas grand compte des joueurs dans le sens où elle ne propose pas de mode téléportation, qui nous évite le mal des transports, mais un système de mouvement traditionnel. Cela signifie qu'il faut avoir l'estomac bien accroché pour affronter Alice VR, surtout lorsque l'on est à bord de véhicules ou dans certains puzzles où la gravité fait partie intégrante du défi. Tant que l'on se déplace à pas de loup, en prenant le temps de faire les virages comme il faut (en utilisant peut-être une quasi-room-scale, qui existe sur Vive mais pas encore sur Oculus et pas entièrement sur OSVR) ça fonctionne. Mais le vomissement est toujours là et ce jeu ne fait rien pour nous mettre à l'aise. La morale de l'histoire ? J'ai avancé dans le jeu sans Vive, mais en y jouant sur l'écran. Dommage car visuellement le jeu n'est pas mal du tout et explorer ses environnements en VR est agréable ! Mais si cela signifie jouer 30 min et passer une heure au lit avec la nausée, je suis désolé, mais ça ne va pas.

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Il suffit pas de s'appeler Alice !

Alice VR a du potentiel, mais les énigmes sont banales, la VR est mal implémentée et il ne suffit absolument pas d'appeler votre protagoniste Alice et d'y jeter des références à l'histoire de Carroll pour en faire un chef-d'œuvre. Alice VR est, à défaut d'un meilleur terme, une tentative maladroite de jeu vidéo. Si on le prend comme un simulateur de marche, cela peut passer, à la limite, pour un dimanche après-midi (si vous avez 24 CHF à dépenser). Si vous cherchez un jeu VR immersif, j'espère pour vous que vous avez un estomac d'acier.

 

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Dave

Rédacteur en chef de Joypad, vous le retrouverez aussi sur les réseaux sociaux @MrPipistro

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